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Région PACA

Le secteur sanitaire et social en région PACA

 

Le secteur sanitaire et social : de quoi parle-t-on ?

 

Ce secteur recouvre les activités liées à la santé humaine, et à l’action sociale. Les hôpitaux, les laboratoires d’analyses, les sociétés d’ambulances, les maisons de retraite, les hébergements pour personnes handicapées, les structures d’accueil de jeunes enfant, les cabinets médicaux, etc. sont des établissements relevant de ces activités.

 

Le secteur sanitaire et social est le premier employeur régional : en 2013 sont dénombrés 281 000 professionnels, salariés ou indépendants, soit 15 % de l’emploi total régional.

C’est un secteur qui n’a pas cessé de voir augmenter ses effectifs et sa part dans l’emploi total : en 2006, il concentrait 245 000 emplois salariés ou indépendants, soit 14 % de l’emploi de PACA.

 

On peut distinguer :



Les établissements relevant de la santé humaine : ce sont les premiers employeurs, avec presque la moitié des effectifs (46 %). Il s’agit des activités hospitalières, des activités des médecins généralistes et spécialistes, des activités dentaires, des professionnels de la rééducation, des laboratoires d’analyses médicales, des activités des ambulances, etc.



Les établissements de l’hébergement médico-social représentent plus de
40 000 salariés (17 % des effectifs). Ils se déclinent en établissements pour personnes handicapées, enfants ou adultes en difficultés, maisons de retraite, etc
 


Les établissements de l’action sociale sans hébergement totalisent près de 89 000 salariés (37 % des effectifs). L’aide à domicile, l’aide par le travail, l’accueil de jeunes enfants, l’action sociale auprès de familles en difficultés, l’accompagnement de personnes âgées, handicapées en font partie.

Les employeurs de ce secteur ont des statuts très variés. Ils relèvent du secteur public avec la fonction publique hospitalière et les collectivités territoriales (les départements notamment qui ont en charge la lutte contre l'exclusion et la pauvreté, l’aide aux personnes âgées, à l'enfance, etc.), du secteur privé (hospitalisation privée à but lucratif ou non lucratif, associations et fondations gérant des établissements de soins ou d’accueil, etc.), sans oublier les professions libérales.

 

 

Plus de 240 000 salariés en région

Si l’on exclut les professionnels exerçant en indépendants, les salariés en poste dans la santé ou le social sont plus de 240 000 en région, qu’ils exercent un métier spécifique (aide-soignant, éducateur de jeunes enfants…) ou non (comme secrétaire-comptable).

Beaucoup de professionnels sont âgés, qu’ils soient salariés ou indépendants. Avec le départ en retraite de la génération de ces « baby-boomer », des postes sont à pourvoir. Leur nombre dépend cependant de la politique de remplacement qui est appliquée, des régulations qui interviennent avec, notamment, les quotas pour certains métiers, il dépend aussi de la recomposition des besoins en compétences (par exemple des besoins en hausse de cadres).

Cependant, si la santé et le social recrutent toujours, la qualité des contrats n’est pas toujours au rendez-vous : 7 % des déclarations d’embauche sont en CDI dans la santé, 8 % dans le social, alors qu’ils représentent 13 % tous secteurs d’activité confondus.

 

 

Près de 240 000 infirmiers en soins généraux, et 8 000 éducateurs spécialisés

 

Les effectifs des différents métiers sont très divers : le plus présent est celui d’infirmier avec près de 40 000 professionnels en exercice en région. Ces métiers sont de tous niveaux de qualification, allant du niveau V (CAP) pour les ambulanciers, les auxiliaires de puériculture, etc. au niveau I, (bac + 5 et plus) comme les infirmiers spécialisés, les orthophonistes, etc. Certains métiers de la santé peuvent s’exercer en tant que salarié ou indépendant (les masseurs-kinésithérapeutes, les sages-femmes, certains spécialistes de la rééducation, etc.). Les femmes sont souvent majoritaires au sein des effectifs.

 

Métiers

Effectif total

Part des femmes

Classement des effectifs

Niveau de qualification

Aides médico-psychologiques

3 066

86 %

12

Niveau V (CAP)

Aides-soignants

29 500

90 %

2

Niveau V (CAP)

Ambulanciers salariés

3 527

22 %

11

Niveau V (CAP)

Assistants de service social

5 003

92 %

9

Niveau III (bac + 2)

Autres spécialistes de la rééducation (ergothérapeutes, orthophonistes, psychomotriciens, pédicure podologue, etc.)

6 501

73 %

8

Niveaux II et I (bac + 3, 4 ou 5)

Autres spécialistes de l'appareillage médical (orthopédistes, prothésiste dentaire, etc.)

1 793

30 %

16

Niveau III (bac + 2)

Auxiliaires de puériculture

7 173

99 %

6

Niveau V (CAP)

Cadres de l'intervention socio-éducative (chefs de services éducatifs, directeurs de maisons de retraite, de maisons d'enfants, de foyers, etc.)

2 629

64 %

13

Niveaux II et I (bac + 3, 4 ou 5)

Cadres infirmiers (cadre de santé, infirmiers chefs, chefs d'unité de soins, directeur de crèche, etc.)

4 172

85 %

10

Niveaux II et I (bac + 3, 4 ou 5)

Conseillers en économie sociale familiale

1 209

89 %

21

Niveau III (bac + 2)

Éducateurs de jeunes enfants

1 261

97 %

20

Niveau III (bac + 2)

Éducateurs spécialisés

7 988

68 %

3

Niveau III (bac + 2)

Éducateurs techniques spécialisés, moniteurs d'atelier

736

27 %

22

Niveau III (bac + 2)

Infirmiers en soins généraux

39 282

88 %

1

Niveau II (bac +3 et 4)

Infirmiers spécialisés (infirmiers anesthésistes, infirmiers de blocs opératoires, etc.)

1 813

78 %

15

Niveau I (bac + 5
et plus)

Masseurs-kinésithérapeutes

7 519

47 %

4

Niveau II (bac +3 et 4)

Moniteurs éducateurs

1 769

76 %

17

Niveau IV (bac)

Opticiens lunetiers et audioprothésistes

2 538

53 %

14

Niveau III (bac + 2)

Préparateurs en pharmacie hospitalière

7 297

92 %

5

Niveau III (bac + 2)

Puéricultrices

1 673

98 %

18

Niveau II (bac +3 et 4)

Sages-femmes

1 534

96 %

19

Niveau II (bac +3 et 4)

Techniciens médicaux (manipulateurs en électroradiologie, techniciens de laboratoire)

6 842

73 %

7

Niveaux III et II
(bac + 2, 3 et4)

 

Source : Insee – RPLR 2013 – Traitement ORM.

 

 Les métiers de la santé et du social  L'offre de formation en région

 

 

Le secteur sanitaire et social : un contexte de grandes transformations

 

Le secteur sanitaire et social est en pleine mutation. Les orientations politiques (accès au soins…), budgétaires (rationalisation des dépenses…), les progrès technologiques (intervenir sans opérer, objets connectés pour les personnes âgées…), les changements de comportements des citoyens (consommation de soins de bien-être…), les principes de précaution en santé publique (développement de la surveillance et des procédures de contrôle…), la pyramide des âges vieillissantes de plusieurs métiers (seront-ils remplacés 1 pour 1 ?), la prise en compte du vieillissement de la population et de la perte d’autonomie, etc. tous ces facteurs recomposent l’organisation du secteur, l’implantation territoriale de ses établissements , et modifient le besoin en métiers et compétences. De nouvelles porosités apparaissent entre les activités de la santé et du social, ainsi, œuvrer pour le maintien de l’autonomie conjugue ces deux domaines et font coopérer leurs professionnels).

 

Par exemple :

  • Dans la santé, l’un des effets de ces évolutions se lit à travers de nouvelles concentrations des hôpitaux au sein de « groupements hospitaliers de territoires », pour mutualiser les moyens, offrir des plateaux techniques pointus, avec en contrepartie le développement de services de proximités, comme des centres de santé. C’est aussi la progression des soins en ambulatoires (on ne reste à l’hôpital qu’en journée, le temps de l’intervention) et à domicile (ce sont les professionnels qui se déplacent au chevet de la personne). La coopération des professionnels de santé de ville et hospitaliers est fortement encouragée pour un meilleur accompagnement de patients dont la prise en charge nécessite de dérouler un parcours de santé (patients âgés, patients atteints de maladie chronique).

 

  • Dans le secteur social, on observe aussi des concentrations de petits établissements qui se regroupent au sein de grandes fédérations. On constate aussi de plus en plus de financements par « actions », qui nécessitent de répondre à des appels à projets, avec une mise en concurrence, etc.

 

  • Concernant la santé comme le social, la prise en charge des personnes âgées va impliquer une plus grande diversité de professionnels, de tous niveaux de qualification.

 

 

Transformation et ajustement des besoins en effectifs des métiers

En conséquence, d’une part les métiers se transforment qualitativement, dans leurs missions. Par exemple, des professionnels de toutes disciplines auront en charge des populations plus dépendantes, avec l’apparition de spécialisations, comme par exemple des animateurs en gérontologie de niveau IV (bac). D’autre part, les métiers se développent quantitativement, avec des besoins en effectifs contrastés, par exemple :

 

⇥ augmentation des besoins de professionnels de la rééducation comme les masseurs-kinésithérapeutes très recherchés en établissement de soins de suite (on se rétablit moins vite avec l’âge, etc.) ;

 ⇥ diminution des effectifs d’équipes de nuit (soins en ambulatoire) : on observe ainsi aujourd’hui moins de tensions sur le recrutement des infirmiers, et ces derniers pourront plus difficilement choisir leurs lieux d’exercice ;

⇥ développement de fonctions de coordination pour faire travailler de concert tous les professionnels qui vont se succéder auprès d’une personne en soins à domicile, ou tout au long de son parcours de soins, d’un service spécialisé à un autre. Les fonctions d’encadrement aussi sont en forte croissance : + 39 % pour les cadres de santé et + 14 % pour les cadres de l’intervention socio-éducative entre 2008 et 2013, alors que pour la même période l’emploi total régional ne croît que de 1 %.

 

 

Réingénierie des formations et des certifications

 

Dans le cadre du plan pour les métiers de l’autonomie, des certifications fusionnent : les diplômes d’aides médico-psychologiques et d’auxiliaires de vie sociale disparaissent au profit du diplôme d’État d’accompagnant éducatif et social, DEAES, toujours de niveau V (CAP).

 

Des troncs communs en début de formation précédant des spécialisations sont étudiés : cela devrait permettre plus de passerelles facilitant la mobilité entre métiers, un enjeu pour faire face aux évolutions à venir, et permettant de diversifier sa carrière. La réforme des diplômes du travail social en un diplôme unique, divisé en niveaux (bac, BTS, licence, master, doctorat) est aussi l’objet de réflexions… et de controverses.

 

  • Des professionnels voient leurs certifications homologuées à un niveau supérieur (le certificat de capacité des orthophonistes passe du niveau II à I dès 2017, par exemple). D’autres voient leurs fonctions reconnues à de meilleurs niveaux statutaires, en lien, notamment, avec des rôles complexifiés et de nouvelles responsabilités : récemment en 2014, les maïeuticiens (ou sages-femmes) ont obtenu, en hôpital, un statut médical spécifique.

 

Pour en savoir plus sur les métiers de la santé et du social, chiffres-clés emploi, marché du travail, formation ou analyses, vous pouvez consulter :

 

 Le site dédié sanitaire et social  La page thématique sanitaire et social du site de l'orm
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